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Atlantikwal
Musée à Raverside (Oostende)
Photographie - Belgique

C'est grâce au Prince Charles, le régent de Belqique que le domaine de Raverside dispose de nombreux bunkers de la première et seconde guerre mondiale. Pratiquement partout ailleurs (sauf sur les terrains du Préventorium Marin) les bunkers ont été démoli à l'explosif dans les années 1970.

Batterie Aachen (Aix-la-Chapelle)

Des bunkers ont déjà été construit par les allemands pendant la première guerre mondiale. Les canons étaient dirigés vers le large et montés sur des plateformes rectangulaires. Leur but était la protection du port d'Ostende qui était aux mains des Allemands. Chaque canon avait un blindage en métal. Quand les Allemands ont quitté le site, ils ont fait exploser les canons pour qu'il ne tombent pas aux mains des alliés. Cela est très bien décrit par le guide électronique que tu reçois à l'entrée du musée. De nombreuses photos évoquent la libération à la fin de la première guerre mondiale.

Ce site est le seul de la première guerre mondiale qui subsiste dans son état original: il se compose de deux postes d'observation, de quatre emplacements pour les canons avec les soutes à munition et d'un abri contre les bombardements. Un des postes d'observation a été fortifié quand les Allemands sont repassés en 1940.

En ce qui concerne la seconde guerre mondiale, ce site est un des plus étendu. Il est principalement dédié au “Mur de l'Atlantique”.

Stützpunkt Bensberg

Le point d'appui Bensberg se compose d'abris pour les troupes. Les soldats restaient casernés très longtemps et le point d'appui fournissait tout ce qui était nécessaire. Il s'agissait d'une unité fixe qui n'avait pas de moyens de transport. Pour améliorer l'ordinaire, les soldats aménagèrent des potagers et gardaient des poules et des cochons.

Tout le mobilier est d'origine et nous montre comment les soldats vivaient lors de l'occupation de la Belgique.

Les bunkers sont reliés entre eux par les couloirs et des tunnels en brique. Ils n'offrent aucune protection mais servent à cacher la présence des soldats.

Batterie Saltzwedel neu

Cette place forte a été construite en été 1941 pour protéger le port d'Ostende. Un an plus tard, la batterie sera intégrée au Mur de l'Atlantique sous le nom Tirpitz. La batterie était équipée d'armes prises à l'ennemi.

Après le débarquement en 1944, les Allemands ont également placé des canons dirigés vers l'intérieur des terres, mais les troupes n'étaient pas en mesure de résister à l'avance alliée. Seul le grand port de Dunkerque dans le Nord de la France a tenu jusqu'à la fin de la guerre.

Machine Enigma

La machine Enigma était employée pour transmettre des messages codés en morse. Elle se composait d'un clavier comme une machine à écrire normale et d'un affichage se composant d'une série de lampes, une pour chaque lettre. Quand on enfonce une touche, la lampe correspondante s'allume. L'encodage était effectué par une série de rotors. Quand on enfonce une touche, on fait également tourner les rotors, ce qui fait qu'une même touche ne produit pas la même lettre. Une des caractéristiques de la machine Enigma est son fonctionnement à double sens: si tu introduis le massage codé, tu reçois le message en clair à la sortie. C'est un des points faibles de la machine.

C'était à l'époque un système pratiquement indéchiffrable. Ce sont les livres de codes qui ont été récupérés sur des navires et surtout les procédures qui n'étaient pas suivies correctement qui ont permi de briser le code. Une faute grave est de transmettre deux fois le même message, mais de plus certains messages contiennent souvent des mots qui reviennent. Chaque jour, le système utilisait une nouvelle clef. Il fallait quelques heures aux mathématiciens Anglais pour trouver la clef qui permettait de décoder tous les messages du jour. Chaque force disposait d'une machine légèrement différente.

Radar Würzburg

Le musée en plein air de Raverside dispose aussi d'un radar de type Würzburg (FuMG: Funkmeßgerät). Ce radar très précis servait pour le guidage des poste de DCA (Flak: Flugabwehrkanone). La précision était obtenue grâce au balayage conique (Würzburg type D) avec une fréquence de 25Hz. Ce radar peut ainsi suivre automatiquement un avion en se tournant vers la direction ayant l'amplitude du signal la plus forte. Les guides électroniques du musée ne fournissent aucune information sur les radars.

Il est surprenant que toutes ces installations, ces bunkers, ces canons et installations de radar n'ont pas servi quand l'occasion s'est présentée. Les allemandfs ont quitté les lieux avant l'arrivée des troupes alliées. La Belgique a été libérée en moins d'une semaine.

Le musée en plein air te fait revivre “Le jour le plus long”. Il est par contre formellement interdit de tirer sur les touristes.

Toutes les pages consacrées à la guerre sont reprises ici (musées en Belgique, en France et aux Pays Bas, déroulement de la guerre dans la région concernée,...)

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