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Le fort
Eben Emael

La prise d'Eben-Email est décrite ici.

Première photo:
Le fort d'Eben Emael a été transformé en musée. Quand on arrive sur place, on ne se rend pas bien compte qu'il s'agit du plus grand fort au monde. Il se compose de galeries sous-terraines sur plusieurs niveaux avec des blocs d'habitation, des cuisines, des soutes à munition, etc. Il pouvait héberger plus de mille hommes et avait des réserves pour tenir en théorie un siège d'une semaine. Le niveau supérieur mêne aux tourelles de tir (qui elles aussi ont une hauteur de plusieurs étages).

On croyait le fort invincible et les militaires ont ainsi oublié certaines protections élémentaires. L'état-major se basaient sur la première guerre mondiale (guerre de positions), tandis que la seconde guerre sera surtout une guerre mobile.

A l'époque, le fort n'était pas entouré de forêts, et la vue s'étendait de tous cotés à plus de 10 kilomètres. Le fort pouvait controler les trois ponts sur le Canal Albert. Le fort était lui-même protégé par le canal Albert, par de hautes tranchées et des flancs de colline à pic. Les tranchées ont été creusées dans la roche et pouvaient être prises en enfilade à partir des bunkers. A cause de la végétation qui a pratiquement tout envahi, on ne remarque plus les tranchées anti-chars.

Le terrain est toujours terrain militaire, mais ce sont des civils qui tiennent le musée. Il n'y a plus de casernes sur le terrain.

La plus grande partie du fort est sous-terraine et on ne voit que quelques bunkers. Sur le plateau, il y a les installations de tir bien connues et quelques bunkers. Lors de l'attaque allemande, ces installations n'étaient pas vraiment opérationnelles. On trouve également une tour ronde pour l'aération (photo 5).

Le point de vue où on voit toute la vallée de la Meuse se trouve à l'extrèmité du plateau. Quand on grimpe du parking jusqu'au point de vue, on se rend compte de la grandeur du fort (il faut compter 30 minutes de marche environ). On voit le Canal Albert qui va à Anvers, la dérivation vers la Meuse (canal de Lanaye, c'est un canal qui fait moins de 2km) et finalement la Meuse qui serpente au loin. La Meuse forme ici la frontière avec les Pays Bas. Le canal de Lanaye relie en fait la Meuse à ... la Meuse (via le Canal Albert à Liège). Mais ce n'est pas un cas unique: le canal Juliana aux Pays Bas relie également la Meuse à la Meuse (pour franchir une partie de la Meuse difficilement navigable).

Seconde photo:
Le Canal Albert a été construit pour relier le port maritime d'Anvers au port fluvial de Liège. Les deux ports ont bénéficié du canal. Sur la fresque à l'ile Monsin de Liège on voit deux travailleurs: un débardeur symbolisant le port d'Anvers et un puddleur celui de Liège (un puddleur est un ouvrier spécialisé travaillant au four à réverbère).

De plus le canal passe par les régions à l'époque très importantes de Genk et Beringen où il y avait de nombreux charbonnages. Le charbon était utilisé dans la sidérurgie wallone après que les mines de charbon ont été fermées.

L'écluse de Lanaye qui fait la connection entre la Canal Albert et le Canal de Lanaye est en réfection (depuis déjà de nombreuses années). L'écluse se compose de deux petits passages où la végétation a totalement repris le dessus, ces passages n'ont plus été utilisés dès qu'une écluse plus grande est devenue disponible. Mais l'écluse a encore du être agrandie pour permettre le passage de péniches plus grandes entre Liège et Rotterdam. Elle est déjà opérationnelle en 2015 et tous les travaux devraient être terminés en 2016.

Photo 3 et 4:
Le sol est en calcaire et ce calcaire est utilisé dans la construction. Juste du coté de la frontière néerlandaise avant Maastricht, il y a une grande entreprise qui fabrique du ciment à partir de la roche de la région. Le calcaire récupéré lors du creusement de la tranchée du Caster n'a donc pas été perdu. Les flancs de la tranchée du Caster ont été utilisés pour récolter du calcaire à petite échelle. Les grottes qui se sont ainsi formées sont maintenant utilisées par les chauves souris. Sur les photos on voit très bien que la roche a été creusée: il ne s'agit pas d'une érosion naturelle!

Il est possible de visiter le fort, mais ce sont uniquement des visites guidées. Il faut être sur place à 14 heures pile (les week ends), il n'y a plus d'accès par après. Il est nécessaire de s'informer des heures d'ouverture sur le site du musée. Il y a de nombreux chemins de randonnée dans la région (à pied ou à vélo). Bien que située en Wallonie, on y parle tout aussi bien néerlandais que français.

Dernière photo: la tranchée du Caster creusée pour le canal Albert reliant Anvers à Liège. Cette tranchée coupe la Montagne Saint-Pierre en deux. C'est une des protections naturelles de la Belgique et le fort Eben Email avait une vue parfaite sur le canal. Il y avait des casemates de tir dans la tranchée ouest. Il fallait donc prendre le fort pour pouvoir traverser le canal dans la région.

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