Histoire de la sidérurgie
Traité de chimie
Historique
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Un de mes livres d'école de mes parents: un traité de chimie datant des années 1950. L'occasion de vous donner un petit apperçu de l'histoire de la production de fer et d'acier.

Les premiers fourneaux avaient un très mauvais rendement, ce qui faisait qu'ils avaient besoin d'énormément de charbon. Les premiers fourneaux ont été construits près des mines de charbon: près de Liège, dans le Borinage et dans la région de la Ruhr.

Les mines de charbon de Campine servaient à alimenter la sidérurgie wallonne et étaent aux mains d'entrepreneurs wallons.

Le minérai de fer provenait en grande partie de Lorraine, mais on est passé au minérai importé qui étant plus pur permettait un traitement plus économique.

Traité de chimie

Ah! le livre de chimie de mon père! Qu'il sent bon le paternalisme désuet, le pipi de chat et le nationalisme dépassé!

Nationalisme dépassé, en effet, parce que la sidérurgie wallonne, dont on parle avec tant de ferveur dans le livre (et qui a fait la richesse du pays) est pratiquement moribonde. Mais concentrons-nous sur le procédé de la fabrication de l'acier, décrit en détail dans le livre de chimie:

  • Les hauts fourneaux forment la base de la sidérurgie. Ils transforment le minérai de fer en fonte. La fonte peut être utilisée telle quelle pour des pièces moulées, mais on en fait souvent de l'acier qui est plus demandé.

  • Les fours à réverbère et convertisseurs Bessemer et Thomas transforment la fonte en acier par réduction du taux de carbone.

  • Les fours Siemens-Martin sont une alternative aux convertisseurs Bessemer et Thomas, mais tous les convertisseurs ont été remplacés par la conversion à l'oxygène.

  • L'acier liquide doit ensuite être coulé en lingots pour pouvoir être travaillé. Actuellement, on est passé à la coulée continue, plus rapide et demandant moins de main d'œuvre.
Nous décrivons les procédés historiques, Le procédé actuel de fabrication de l'acier est lui décrit ici.

Le livre de chimie parle de la société “La Providence” à Marchienne, la société Ougrée-Marihaye, et les usines Cockerill. Toutes fermées et rasées. Passez votre chemin, bonnes gens, il n'y a (plus) rien à voir!

La troisième image est une photo d'un musée autrichien. Lors de l'impression du livre de chimie (en 1957), on utilisait de plus en plus le convertisseur LD (Linz Donawitz) à injection d'oxygène (au lieu d'air).

L'injection d'oxygène s'effectue par le dessus, via une lance à oxygène à très haute pression. Cela suffit dans la plupart des cas au brassage de la fonte. Dans les grands convertisseurs, on insuffle de l'argon à la base du four. L'argon a comme avantage (a la place de l'azote de l'air) qu'il n'est pas soluble dans l'acier en fusion.

Cette photo est surtout interessante car elle nous montre des lingotières pour la coulée en lingots. Les lingotières pouvaient avoir des tailles différentes.

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