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départements Nord/Pas de Calais
Hôpital Maritime de Berck sur Mer
Photographie - France

Une petite visite de Bercq-sur-Mer en plein hiver. Berck est situé à l'embouchure de l'Authie, une des nombreuses baies boueuses de la région. Peu de monde, tous les magasins sur la digue sont évidemment fermés. C'est la période de Noël et je remarque un jardin complètement décoré.

Le but de la promenade est le secteur hospitalier, et en particulier l'Hôpital Maritime de Berck sur Mer. Cet hôpital a été construit par la ville de Paris pour y soigner les personnes atteintes de tuberculose. C'était de fait le premier hôpital maritime au monde. L'hôpital disposait même de son propre garage où les voitures en provenance de Paris recevaient un entretien avant le retour. Le garage fait partie du périmètre qui sera abattu. L'hôpital maritime a actuellement 200 lits.

Dans les années suivantes, d'autres hôpitaux viendront s'y ajouter (toujours à front de mer et toujours de grand luxe: s'agit-il d'un hôtel ou d'un hôpital?). Située à moins de 300km de Paris, la ville se spécialise dans la balnéothérapie.

Maintenant encore, le secteur hospitalier est prédomminant dans la ville, avec le groupe ”Eau Pâle“ et une école d'infirmerie.

La caractéristique principale des sanatoriums se retrouve ici aussi avec l'hôpital maritime: les grandes baies dirigées vers le sud pour profiter du soleil.

L'institut Calot (qui ressemble plus à un hôtel de grand luxe du siècle dernier au bord de la mer qu'à un hôpital) construit plus tard traitera de la tubercolose osseuse (maladie de Pott) et puis plus tard se reconvertira dans la chirurgie des os et la réhabilitation post-opératoire (traumatologie). Il compte 90 lits. A coté de lui on trouve l'Hélio-Marin. Le seul hôpital qui sorte du lot est l'hôpital Calvé qui n'est pas construit à front de mer.

Les hôpitaux à front de mer sont fort délabrés et ne sont utilisés qu'en partie. On entend régulièrement la vanne de surpression d'un réservoir d'oxygène liquide fonctionner: un signe qu'il n'y a pas d'utilisateurs. En me promenant parmi les batiments délaissés, une porte automatique s'ouvre devant moi: l'entrée mène vers un couloir éclairé. Il y a des chaises fixées au mur, mais personne dans le batiment.

L'hôpital maritime doit être démoli à moitié: la partie à démolir est cloturée depuis 2007, mais rien ne bouge. Manque de moyens financiers, sûrement.

Les hôpitaux sont cloturés de la plage: pas question que de vulgaires touristes de passage, la clope au bec, ne viennent perturber les malades en règle de cotisation. Les cliniques ressemblent très peu à l'image qu'on se fait d'un d'hôpital débordant d'activité. Il n'y a par exemple pas de service des urgences. On dirait plutôt des maisons de cure.

C'est en Belgique qu'on a bâti le plus de préventoriums: chaque commune en avait au moins un. Le seul préventorium restant est celui du Coq-sur-Mer, le Préventorium Marin, qui soigne maintenant les enfants atteints de maladies chroniques (muco, asthme), les enfants en revalidation après une opération chirurgicale et les obèses.

Si le sujet vous interesse: plus d'information sur les hôpitaux maritimes se trouve ici.

Après la seconde guerre mondiale, les mineurs du Nord pouvaient passer une semaine de vacances à la mer (une semaine par an, je précise bien). Les charbonnages du nord nationalisés avaient acheté un hôtel, l'Hôtel Régina, qui existe toujours.

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