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Ostende
Ancienne voie ferroviaire Groene 62
Photographie
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La route "Groene 62" était à l'origine une voie de chemin de fer qui reliait Ostende à différents villages: Stene, Snaaskerke, Gistel, Eernegem pour finir à Torhout. La voie de chemin de fer continuait plus loin et passait par Ypres pour avoir son terminus à Armentières. Seule la partie jusqu'à Torhout est restaurée.

La groene 62 ne commence plus à la gare: cette partie du tronçon a disparu. Le début se situe Zandvoordestraat à coté des entrepots de Daikin. Une première promenade va d'Ostende à Snaaskerke, au pont sur le canal Plassendale (près d'Ostende) à Nieuport. 4.5km environ, c'est l'idéal pour une petite promenade de santé.


Première photo:
Le début de la "Groene 62" à Ostende (Zandvoorde)

Il s'agissait au début d'une ligne privée. La voie était utilisée pour les ouvriers qui allaient travailler dans la région industrielle de Roeselaere en semaine, et le week end par les parisiens qui allaient en villégiature à Ostende, la reine des plage (à cette époque). Il y avait une ligne directe qui reliait Paris à Armentières. La province francaise était encore à l'age de la pierre et le Touquet ne s'appellait pas encore Paris-Plage.

Ostende avait deux gares: la gare principale qui se trouvait à l'emplacement actuel du Delhaize près du Mercator et la gare maritime qui est la gare actuelle. Les anciens habitants d'Ostende parlent encore de gare maritime quand ils parlent du terminus à Ostende. La gare maritime servait principalement pour les marchandises. Les deux gares étaient séparées par un canal de dérivation pour évacuer les eaux des polders. Le canal est maintenant sous-terrain.


Seconde photo:
L'intérieur des terres avec vue sur Ostende: ses deux chateaux d'eau et la tour Europa panorama

Il s'agissait d'une voie unique en 1867, qui a été dédoublée en 1897. La voie était utilisée par un train à vapeur qui faisait 4 navettes par jour. En 1940, les allemands récupèrent une des voies, qui ne sera plus remise en état par la suite. Le dernier train de passagers a circulé en 1963 et 1967 la voie est définitivement abandonnée. Les rails sont enlevés en 1984-1985. La voie était alors utilisée par les habitants: c'était un chemin bien droit qui reliait de nombreux villages. On remarque encore qu'il s'agissait de deux voies, mais actuellement le chemin n'est stabilisé et entretenu que sur 2 m. e largeur.

Le chemin commence à être restauré à partie de cette époque. La voie ne peut plus être restaurée sur toute sa longueur: entretemps on a bati sur le tracé de la voie. Il s'agit d'une voie pour piétons et cyclistes comme le Ravel en Wallonie (la plupart des voies du Ravel ont été établies à la place d'anciennes lignes de chemin de fer). On n'utilise pas le terme de Ravel en Flandre et on ne dispose pas de nom propre. En Flandre, il y a très peu de voies qui ont été transformées en sentier de randonnée: on a préféré batir sur les anciennes voies (j'avais presque écrit "chantier de randonnée").

Certaines photos ont été prises en 2002. A cette époque il n'y avait pas encore de zone boisée établie autour d'Ostende. On voit ainsi les deux chateaux d'eau de la ville ainsi que De Nieuwe Stad (la planète des singes), la partie de la ville qui a été construite à partir de 1980.


Photos 3 et 4:
Le quartier "De Nieuwe Stad" à Ostende

On passe d'abord via le pont sur l'autoroute vers Ostende et puis encore quelques autres ponts au dessus des voies de circulation. La voie est surélevée dans cette partie: en effet la zone est située sous le niveau de la marée haute.

On voit les polders et la zone des bois qui entoure la ville d'Ostende (stadsrandbos). Il y a plusieurs zones humides qui hébergent une flore et une faune spécifique. Les petits cours d'eau permettent de canaliser l'eau qui arrive ensuite au port d'Ostende via un canal sous-terrain sur sa dernière partie.

Les criques et les cours d'eau entre Ostende et Snaaskerke ont une origine naturelle: Ostende faisait partie d'une presqu'ile (avec Middelkerke et Westende). La région s'est lentement ensablée, mais pour prévenir l'ensablement du port d'Ostende on a approfondi les criques et les rivières. Le courant d'eau journalier empèchait ainsi l'envasement du port.

Plus tard, on a tenté d'augmenter l'effet en construisant un bassin artificiel (Spuikom), car le courant d'eau des criques ne suffisait plus. Le spuikom n'a jamais vraiment été utilisé, car le courant d'eau trop violent endommageait les quais et les navires. On a utilisé le spuikom une seule fois pour sa fonction d'origine, maintenant il s'agit d'un plan d'eau à niveau constant.

Les allemands ont également creusé une tranchée anti-chars qui s'est remplie d'eau (mais qui n'a jamais servi à bloquer les chars, le débarquement ne se faisant pas dans le nord de la France.


Photos 5, 6, 7:
Canal à Plassendale. La route enjambe le canal

Puis on arrive au canal de Plassendale à Nieuport, c'est ici que commence la seconde partie de notre exploration. A cet endroit les terres ne sont plus sous le niveau de la mer et il n'est plus nécessaire de surélever les voies.

Il ne reste plus beaucoup de vestiges de la ligne de chemin de fer 62, seulement certains noms de rues et d'établissements le long de la voie. La seule gare qui existe encore sur le tracé est la gare de Moere, une gare typique de l'époque (mais ca c'est sur la troisière partie du chemin). La gare est classée mais est devenu une maison habitée (il n'y a donc pas de visites guidées!)

La voie fait un détour par Eernegem: le bourgemestre de l'époque a payé une partie de la ligne si elle passait près du centre-ville. Et plus loin, la voie passe exactement entre le chateau de Wijnendale et celui d'Aertrycke (deux très beaux chateaus situés au milieu d'un parc: ils valent le détour). Les deux propriétaires des chateaux ne s'entendant pas sur le tracé de la voie.

A cet endroit, la voie passe dans une tranchée, nécessaire pour réduire les dénivélations pour le chemin de fer à vapeur.

Une partie des photos ont été prises en 2002 avec un Nikon Coolpix 5700, un appareil sans optique interchangeable (après cela j'ai acheté un Canon 20D). C'était l'époque où la technologie évoluait très rapidement et deux fois par an les fabricants lancaient un nouveau modèle. La qualité de l'image était déjà très bonne (même avec seulement 4.9megapixels), et les appareils suivants avaient surtout des fonctions supplémentaires et un nombre de pixels plus important. Sauriez-vous faire la différence avec les photos prises avec un smartphone de 2019? Les deux appareils utilisent un rapport d'image de 2:3.

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