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Côte belge
Blankenberge
Photographie


Blankenberge, la ville haïe des naveteurs

Vous les touristes, vous le savez probablement pas, mais pour nous, les les habitants de la côte belge, Blankenberge est surtout connu par le fait qu'il est pratiquement impossible de traverser la ville en moins de 20 minutes, et ce même à 3 heures de la nuit. La seule route principale qui traverse la ville est alternativement zone 50 et zone 30 (avec quelques ronds points pour faire bonne mesure). Il n'y a toujours pas de ring qui serait bien nécessaire. Toute la circulation doit passer juste devant la gare SNCB et aux heures de pointe, cela cause une file de plusieurs kilomètres de long dans chaque direction.

Certaines personnes roulent à du 35 là où on peut faire du 50 et font du 20 à l'heure là où on peut rouler à du 30. Cela crée une situation particulièrement dangereuse quand des joggeurs distraits entrent en collision et frappent de plein fouet le coffre des voitures en circulation. L'avant des voitures est conçu pour absorber ces chocs, pas l'arrière.

Bredene qui n'a rien à offrir (à part sa plage nudiste) ne veut pas rester en reste et qui veut aussi avoir des embouteillages a déjà décidé de mettre la Route Royale (Koninklijke Baan) à une seule bande en 2016. Dans les années 1960 on avait construit une route à deux bandes, maintenant il n'y en a plus qu'une. Je ne vois pas l'avantage de laisser la moitié de la route inemployée (il y a des marques blanches qui indiquent qu'on ne peut même pas y parquer).

Mais comme cela ne suffit pas encore à créer des embouteillages, la ville a décidé de faire de la Route Royale une autoroute pour vélos (ce sont aussi des socialistes au pouvoir à Bredene comme à Bruxelles). Les voitures auront encore la Route Nationale (Nieuwe Rijksweg), avec évidemment une seule bande de circulation, dans le sens du Coq-sur-Mer les jours pairs et dans le sens d'Ostende les jours impairs.


Blankenberge a un petit port de plaisance avec deux jetées qui protègent le port (chez nous on dit estacades, du flamand 'staketsel').

C'est la ville cotière typique pour les touristes: il y a un bout de digue et un "pier" bien connu (une jetée, mais celle-ci ne sert pas à baliser l'entrée d'un port). Il s'agit d'une construction qui va en mer et qui contient à son boût une ou plusieurs constructions. C'est une construction typique pour les touristes, car elle n'a aucune fonction portuaire. Les piers les plus connus sont ceux de Brigton en Grande Bretagne et Scheveningen aux Pays Bas (celui de Blankenberge est à l'image du pays: tout petit...).

Blankenberge était une des premières villes à vocation touristique de la côte belge. Les bourgeois de Bruges y allaient en villégiature (c'est le village cotier le plus proche). C'est encore et toujours la ville la plus touristique, avec de nombreuses attractions sur la digue. Les appartement sont normaux et ne sont pas remplacées par d'affreuses cages à lapin. Quand j'étais tout petit, mes grands parents m'amenaient pour un jour à Blankenberge: les vacances! On revenait le soir en train.

Contrairement à d'autres villes on n'a pas bati d'appartement de grand luxe: c'est du tout-venant, mais c'est justement ce qui fait le charme de cette ville sans prétention. Les attractions sur la digue (le célèbre vélodrome et l'autodrome) n'ont pas changés en 50 ans.

Le casino date d'avant la seconde guerre mondiale. En septembre 1944, les alliés ont monté un poste de radar sur son toit (c'était le seul batiment assez haut de la région) pour controler les navires et les avions ennemis dans l'escaut occidental. Il sera très difficile de libérer l'Escaut Occidental, les allemands s'étaient fortifiés en Zélande. (photos à la libération).

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