Marine Zeebrugge
Chasseur de Mines Tripartite
Historiqe
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Les CMT ou “Chasseurs de mines tripartites” ont été conçus ensemble par les français, les belges et les néerlandais, de là le nom Tripartite. Les Pays-Bas ont fabriqué la propulsion principale (diesel), la Belgique s'est occupé de la partie électronique (via la firme ENI) et de la navigation électrique (ACEC). La France a produit les systèmes radar et sonar. Les moteurs de la propulsion électrique sont encore et toujours réparés par les ACEC.

Chaque pays a construit soi-même ses bateaux. Pour la Belgique, la construction a eu lieu à Mercantile Belliard (Polyship) de Ruppelmonde. Le premier CMT a été le Aster M915. Ce premier navire belge n'est plus utilisé actuellement, mais le premier navire français de la série, l'Eridan M641 est toujours en fonction. Le premier navire néerlandais, l'Alkmaar M850 a été vendu à la Lettonie.

Les chasseurs de mines précédents étaient construits en bois, la série actuelle est fabriquée en polyester, ce qui rend les navires pratiquement inusables. Polyship s'en est rendu compte à ses frais, quand l'entreprise, qui avait de sérieuses difficultés financières, a demandé à la Belgique de faire construire de nouveaux navires. Cela ne s'est pas produit, et Polyship a demandé le concordat quelques mois plus tard. Les navires eux ont reçu une mise à jour complète (CUP ou Capability Upgrade Program). Les frégattes qui datent de la même période ont toutes été recyclées (ou revendues).

Les photos à droite montrent la construction de l'Aster (M915).

Le moteur principal (diesel) est connecté directement à l'hélice principale via un train réducteur à rapport fixe. Le "changement de vitesse" s'effectue en modifiant le pas de l'hélice. Il va de 0° ("point mort") à +90° (mise en drapeau pour la navigation électrique). Le pas avant maximum est de +28.5° et le pas arrière de -14.5°, l'hélice tournant toujours dans le même sens.

La vitesse de rotation du moteur (et donc de l'hélice) peut également être adaptée. L'hélice fait de 100 à 220 tours par minute. A partir d'une vitesse demandée sur la paserelle, l'électronique de bord sélectionne automatiquement la vitesse moteur et le pas de l'hélice pour garantir le meilleur fonctionnement du moteur. L'hélice des deux moteurs électriques (pods électriques) est entourée d'une tuyère (une sorte de couronne) pour réduire les remous et la cavitation. Lors des opérations de déminage, on n'utilise que la propulsion électrique (pas de trépidations produites par le moteur diésel).

La passerelle utilise toujours les instruments de l'époque.

La France a bati ses navires au chantier naval de Lorient (Direction des Constructions Navales). Le premier navire de la série est l'Eridan (M641) qui est toujours opérationnel. L'entretien se fait à Brest.

Les navires belges et néerlandais sont conçus pour un équipage de 36 personnes (4 officiers, 15 sous-officiers et 17 matelots), tandis que les navires français ont un équipage de 5 officiers, 17 sous-officiers et 25 matelots. Il faut croire que les français sont nettement plus petits et qu'ils travaillent moins.

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