Télévision
Historique des téléviseurs
Electroménager
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Kinescope

  1. Détail montant les points de phosphore colorés
  2. Détail montrant le masque (vu par le canon vert)
  3. Ecran métallique autour du tube
  4. Ecran métallique autour des canons
  5. Aimants de positionnement du rayon
  6. Bobinages de déflection magnétique
  7. Masque décoratif, seul une partie de l'écran (rond) étant utilisée
  8. Face avant
  9. Canons
  10. Anode haute tension
  11. Convergence electrostatique
  12. Isolation plastique


Chassis K6


Chassis K7


Chassis K8


Chassis K9


Chassis K11
Les normes de la télévision analogique couleur sont décrites ici.

Dès après la seconde guerre mondiale, la recherche sur la télévision couleur commence. Les premiers tests sont réalisés avec trois tubes monochromes équipés de filtres couleurs et d'une lentille et qui envoient l'image vers un écran. Le plus grand problème était en effet de produire un tube de télévision qui puisse reproduire les trois couleurs à la fois.

Même après l'apparition des tubes tri-couleurs on a utilisé des systèmes de projection avec trois tubes monochromes. L'écran était intégré à la télévision et regardé par transparence (avec un assez mauvais rendement optique). C'était la seule manière d'avoir un écran suffisamment grand pour une petite salle. Il y avait également de vrais projecteurs, mais ils devaient être fixés en place, car un déplacement produit des erreurs de convergence. Ce n'est qu'avec l'apparition de projecteurs LCD et DLP qu'on a obtenu de vrais projecteurs qu'on pouvait déplacer à volonté.

On utilise finalement un masque percé de trous qui se trouve près de l'écran. Le tube a trois canons, et chaque tube ne "voit" que la couleur correspondante. Les premiers tubes ont une face avant ronde et la déflection est de 50°. La fabrication est complexe et plus aucun de ces tubes ne fonctionne encore actuellement.

Il est nécessaire de compenser le champ magnétique terrestre qui dévie les électrons, autrement le rayon d'électrons émis par le canon vert ne tombe plus sur les luminophores verts, mais par exemple sur les luminophores rouges. On utilise un écran métallique qui isole le tube des champs magnétiques terrestres, mais ce masque métallique à tendance à se magnétiser par le champ magnétique terrestre (ceux qui s'occuppent de dégaussing des navires militaires savent de quoi je parle).

Au début, l'écran était équipé d'un serpentin dans lequel on envoyait un courant continu constant (qu'il fallait re-régler chaque fois qu'on déplacait la télé), plus tard on a envoyé un fort courant alternatif de démagnétisation dans la bobine. La fameuse résisstance NTC qui a tendance à tomber en panne a une faible résistance à froid (le courant est alors très important), mais elle chauffe rapidement, sa résistance augmente et el courant devient pratiquement nul. Les écrans plasma, LCD et puis LED n'ont évidemment pas besoin de ce système.

L'écran qui était d'abord externe devient interne: il est placé dans le tube même.

Philips fait des essais, d'abord avec la norme NTSC (la seule disponible à l'époque), tente un système propre utilisant deux sous-porteuses indépendantes mais passe rapidement à la norme PAL qui permet un meilleur rendu des couleurs quand les conditions de réception ne sont pas optimales. Ici aussi les premiers téléviseurs ont une face avant ronde assez bombée, comme les télévéseurs monochromes d'avant la seconde guerre mondiale.

Des téléviseurs sont installés chez du personnel de Philips, mais pour que les tests soient valable, il faut évidemment des programmes en couleurs. Philips reçoit l'autorisation d'émettre un programme en couleur, programme qui pouvait être reçu par tous les habitants de la région (en monochrome, évidemment), et en couleurs par le personnel de Philips disposant d'un téléviseur couleur.

Il y a une telle demande que Philips lance ces téléviseurs sur le marché quelques mois plus tard. Entretemps, la télévision néerlandaise commence a réaliser quelques programmes en couleur.

Les chassis K1 à K5 sont tous des prototypes non destinés à la vente et utilisent des tubes à face avant ronde. Il ne reste probablement plus de prototypes du K5.


Chassis K6

Le premier chassis couleur est le K6 qui utilise une technique hybride (tubes et transistors). Comme l'appareil utilise un angle de déflection de 90°, il faut des courants de déflection plus forts, et les corrections (convergence, pureté) sont plus importantes, mais il s'agit de réglages relativement simples effectués par des composants passifs.

L'image est moins claire que celle d'une télévision monochrome (qui alors était bien au point) et on recommande de regarder la télévision dans une pièce assombrie et de ne pas se placer trop près de l'écran. C'est normal, la grille-écran permettant la séparation des couleurs bouffe environ 70% des électrons.

Le chassis utilise des transistors dans la partie moyenne fréquence son, dans le premier étage vidéo et dans quelques circuits couleurs.

Pour la Belgique on fabrique un chassis adapté qui permet de capter les programmes belges (son AM et modulation positive). Cette norme belge 100% n'aura pas de reconnaissance du CCIR mais sera indiqué sur les téléviseurs par la position "B", tandis que la vraie norme CCIR-B sera indiquée E sur les téléviseurs.... Tandis que la norme CCIR-E est en fait la norme française en 819 lignes indiquée F1 sur la télé. Vous suivez encore? La télé, heureusement, ne recevait que la norme PAL.

En Angleterre, le chassis k6 est connu sous le nom G6 et est une version adaptée double norme: le 405 lignes monochrome en VHF (norme CCIR-A utilisée uniquement en Angleterre) et le 625 lignes en couleur. Le 625 ligne anglais diffère du 625 ligne européen (eh oui) par la fréquence de la sous-porteuse son, située à 6MHz au lieu de 5.5MHz. Ces postes sont fabriqués en Grande Bretagne même pour le marché local.

Que dire de particulier à propos de ce chassis? L'appareil a 4 étages moyenne fréquence et utilise deux circuits de détection vidéo séparés, le premier pour l'intensité lumineuse (signal monochrome) et le second circuit pour la détection de la sous-porteuse couleur (4.43MHz) et via le système de l'interporteuse permet de démoduler le son FM.

Le modèle belge a en plus un étage de son AM (avec un réglage local du gain) et un inverseur de polarité (modulation vidéo positive ou négative).

L'étage de sortie ligne utilise deux penthodes de puissance montée plus ou moins en parallèle (cela ne réussit pas très bien avec deux penthodes différentes et il fallait régler correctement l'équilibrage des puissance pour éviter qu'une des penthodes n'aie son anode qui devienne toute rouge).

Les penthodes de puissance sont des PL500 et PL505 pour la sortie ligne et PL508 pour la sortie trame.

La télévision utilise une commande différentielle du tube-image, avec le signal d'intensité lumineuse envoyé à toutes les cathodes et le signal de différence couleur envoyé à chaque grille. Il était difficile de fabriquer des circuits parfaitement linéaires et les défauts sont ainsi réduits. Il faut ainsi un signal de luminance à bande passante normale et trois signaux de chrominance à bande passante réduite (au lieu de trois circuits parfaitement linéaires à bande passante normale). Ce principe sera utilisé dans de nombreux circuits qui vont suivre.

Remarquez également sur le circuit de la luminance du filtre en peigne (TD560) qui va éliminer la chrominance du signal d'intensité.


Chassis K7

Le chassis K6 est suivi du chassis K7 d'où est dérivé le chassis multi-normes KM1 (kleur-multinorm-1) qui est également un chassis hybride (tubes et transistors). A cette époque, le multinorme était une complication qui doublait le coût de l'appareil. Les corrections (pureté de l'image, convergence, etc) doivent en effet être dédoublées (625 et 819 lignes) ainsi que les circuits couleur (PAL et SECAM), le son (AM et FM), la synchronisation (positive ou négative) et le controle du gain. Les nombreux relais sont cause de mauvais contacts et de pannes. Le schéma est celui de la version multi-normes.

On retrouve environ la même mise en page, mais avec plus de parties transistorisées. La partie moyenne fréquence est devenue transistorisée, ainsi que le séparateur de synchronisation et pratiquement toute la partie couleurs.

Les parties à tubes sont les suivantes: sortie ligne et THT et étage de commande, sortie trame, sortie vidéo monochrome et sortie couleur. L'étage son est toujours à tubes et le restera même pour le chassis K8. Les penthodes de puissance sont des PL509 et PL504 (sortie ligne) et PL508 (sortie trame).

Pour le signal couleur SECAM, il faut un double démodulateur FM (4.25 et 4.406MHz) tandis que la norme PAL utilise un oscillateur local et deux démodulateur synchrones. Le système de convergence lignes doit être dédoublé pour le 625 et le 819 lignes (et le 819 ligne n'aura jamais en couleurs).

L'appareil permet de sélectionner quatres normes:

  • E (CCIR B/G): la norme européenne, son FM, polarisation négative, couleur PAL
  • B: la norme belgo-belge, son AM, polarisation positive, pas de couleur
  • F1 (CCIR E): la norme française d'origine en 819 lignes, son AM, polarisation positive et pas de couleur possible
  • F2 (CCIR L): la norme française en 625 lignes, couleur SECAM


Chassis K8

Le chassis K8 était le premier chassis utilisant un tube couleur avec une déflection de 110°. Les corrections à effectuer étant plus importantes, il est fait usage de circuits actifs. La consommation remonte à 400W.

Le tube de trame est toujours un PL508 tandis que le circuit ligne est séparé: une partie déflection et une partie THT avec chaque fois un PL509 (qui sera remplacé par un PL519 plus puissant.

Le chassis K8 est le dernier chassis hybride: les tubes sont toujours utilisés aux même endroits. Même la partie son utilise encore un inusable PCL86. Ce tube à lui seul peut remplacer un circuit composé de 4 transistors et d'une contre-réaction. A l'époque, j'ai construit un ampli hifi avec 4 tubes PCL86 (au lieu de la combinaison typique ECC85 + EL84). Le tube PCL805 (sortie trame télévision monochrome) fait également un très bon tube hifi: mon second ampli, je l'ai construit avec ces tubes, n'ayant plus de PCL86 de récupération.


Chassis K9 et K11

Le chassis K9 et K11 se ressemblent fortement, la différence étant un tube image amélioré, nécessitant moins de corrections. Le schéma ne nécessite plus qu'une seule page. On utilise des modules qui sont remplacés en cas de panne

Plus qu'un seul tube, le tube-image. Pour la sortie ligne on utilise deux BU108 (remplacés plus tard par un seul BU208). Certains appareils ont un 2SD350A. La sortie trame est composée d'un étage push pull assez classique, mais pour le son, on trouve une construction bizarre qui fait fort penser aux ampli "Bi-Amp" de Philips.

Le circuit de ligne fournit également les tensions secondaires, l'oscillateur pouvant démarrer à partir de la tension stabilisée de 155V. Cette méthode sera gardée dans les versions suivantes.

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