Historique
Historique des télécommandes
Télécommande
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Un petit historique des télécommandes, dont les premiers modèles n'avaient pas de piles
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Dès le début de la télévision, on a cherché un système pour pouvoir changer de chaine ou modifier le volume, principalement pour éviter les publicités envahissantes (déjà à l'époque...). Les télés de cette époque avaient une face avant ronde, avec parfois un cache en haut et en bas. Le tout dans une commode en bois, genre Louis XIII.2

En Europe, on a continué à fabriquer des télévisions sans télécommande jusque dans les années 1980. La première chose que j'ai fait quand le livreur a apporté la télé, c'est de l'ouvrir et de tirer des cables pour commander la télé à distance (son, lumière, couleurs). C'était facile à l'époque, les télés étaient toutes fournies avec un schéma. Pour changer de chaine, on avait le célèbre boitier Coditel (que la France nous enviait sans le savoir, eux qui n'avaient que 3 programmes, alors qu'en Belgique on en avait déjà plus de 20). J'avais déplacé le cable de l'antenne pour qu'il passe près de mon fauteuil où j'avais fixé le boitier.

Une firme pionière est Zenith, une firme américaine qui fabriquait des postes de radio et de télévision haut de gamme. Les clients demandaient une télécommande, il fallait donc une télécommande (le patron voulait également que sa télé puisse être commandée à distance). C'était donc la priorité absolue des ingénieurs dans les années 1950.

Le premier système appellé "Lazy Bones" utilisait un cable pour la télécommande. Cela fonctionnait, mais on aurait mieux fait d'appeller le système trip wire, car ce n'était pas tellement pratique.

Un système radio a été envisagé, mais c'était beaucoup trop complexe à l'époque (les émetteurs étaient encore à lampes). De plus il y avait la mauvaise sélectivité des récepteurs et le fait que le signal d'une télécommande traverse les murs. Actuellement Bose utilise une télécommande radio, mais chaque émetteur est programmé pour envoyer un code précis, et seul le récepteur qui utilise le même code répond aux commandes.

Puis est apparu le système flashmatic, réalisé avec les moyens de l'époque. La télévision avait 4 cellules photo-électriques de chaque coté de l'écran. Il fallait diriger le rayon vers un des coins de l'écran pour activer une fonction (changer de chaine ou couper le volume). La cellule photo-électrique avait une valeur de résistance plus faible quand elle était éclairée, mettant ainsi un thyratron en fonction qui à son tour commandait un relais. Pour les gens de l'époque, c'était vraiment de la science fixion devenue réalité.

Cela fonctionnait, mais la technologie utilisée était fort chère à l'époque. Peu de gens pouvaient se permettre une telle télécommande. Ce n'était pas la télécommande qui était chère, mais l'ajout des quatres récepteurs dans la télé. De plus le récepteur réagissait également aux brusques changements de luminosité dans la pièce. Entre la théorie et la pratique, il y avait un fossé imense, et le système n'a eu qu'un succès d'estime. Il fallait vraiment quelque chose de mieux!

Le système qui a finalement été trouvé était assez ingénieux. De plus, il ne nécessitait pas de piles dans la télécommande, un avantage supplémentaire. Quand l'utilisateur appuyait sur un bouton, un petit marteau allait frapper un diapason en aluminium. A part le bruit du marteau sur le diapason, le bruit produit était inaudible (ultra sons). Dans la télévision, il y avait un récepteur d'ultra sons. Le signal était amplifié et envoyé à plusieurs circuits accordés. La télécommande avait 4 boutons (passer au programme suivant ou précédent, couper le volume et mettre la télé en stand-by). Une fonction a été ajoutée par après, le réglage de la couleur (nous sommes aux Etats Unis, et la norme NTSC produit des couleurs qui ne sont pas toujours correctes). On met l'appareil en mute, et quand on appuie sur le bouton pour changer de poste, on active en fait le moteur du potentiomètre de couleur.

La télécommande ne permettait pas d'envoyer un signal en continu (pour augmenter ou diminuer le volume), c'était un tout-ou-rien. Plus tard sont apparus des télécommandes avec émetteur ultrasons alimenté par piles, permettant d'avoir une émission continue tant que le bouton est enfoncé.

Le système était bon, mais il réagissait par exemple aussi à certains bruits, comme le bruit d'un trousseau de clefs qui était secoué. C'était surtout le cas pour le premier système à marteaux et diapasons.

Et puis bien plus tard on a eu les télécommandes à infra rouges. La lampe infrarouge émet des impulsions codées qui permettent d'activer la fonction voulue dans le récepteur.

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