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Les tubes électroniques, puis les premières diodes au germanium, les transistors au germanium et finalement les transistors au silicium: voici l'histoire de près de 100 ans d'électronique en quelques mots!

Et avant les tubes, il y avait les amplidynes et les amplificateurs magnétiques, qui ont encore été utilisés pendant la seconde guerre mondiale (et même après), parce qu'ils étaient plus fiables que les tubes.

Le tube à droite est un tube stabilisateur de tension, datant d'avant la seconde guerre mondiale (“socquet à base 'P'” avec contacts sur le coté) et fait partie de ma collection de tubes historiques. Il s'agit d'un 4687.

Adzam était une firme de tubes belges, le nom provient de Mazda qui était une marque d'ampoules très connue avant la guerre. Comme quoi les japonnais n'ont rien inventé, même pas la marque de leurs automobiles...

Adzam a disparu, englobé dans le groupe Philips. Les nombreuses autres entreprises belges reprises par Philips ont survécu un peu plus longtemps: MBLE, ACEC, qui ont toutes été démantelées dans les années '70 lors de la crise économique (après les Trentes Glorieuses) et après que Philips se soit approprié les brevets.

Il n'y a que Barco (non repris par Philips) qui subsiste encore et qui s'est spécialisé dans les systèmes très spécifiques: l'avionique (différents types d'écrans utilisés dans les avions) et les projecteurs numériques pour salles de cinéma.


Interface Bancontact pour les Pays Bas



Les appareils récents ont des condensateurs electrolytiques tout juste bons pour tenir deux ans. Evidemment, ils sont mis à rude épreuve avec les alimentations à découpage, mais placer un petit condensateur polyester en parallèle aurait permis d'absorber les impulsions hautes fréquences (si néfastes pour les condensateurs électrolytiques). Les fabricants préfèrent fabriquer des appareils qui tiennent tout au plus deux ans.

Le condensateur 50 + 50µF 350/385V date de novembre 1966 et fonctionne encore parfaitement, tout comme le poste de radio qu'il alimente.


Les redresseurs au sélénium ont été inventés en 1933 et ont remplacé les tubes redresseurs dans certaines applications basse tension. Chaque élément pouvait supporter une tension inverse de 20V, un élément était juste suffisant pour charger une batterie de 6V. Pour obtenir une tension plus élevée, il fallait mettre plusieurs éléments en série.

Ce redresseur avait un très mauvais rendement (de là les grandes aillettes de refroidissement pour une puissance disponible relativement faible, tout au plus quelques ampères pour les exemplaires les plus grands).

Les redresseurs au sélénium n'étaient pas connus pour leur fiabilité exemplaire et leur défaillance s'accompagnait généralement d'une odeur particulièrement desagréable, avec pour seul avantage qu'elle permettait de rapidement localiser la panne! Les redresseurs au sélénium ont rapidement été remplacés par les diodes au silicium dès leur apparition sur le marché dans les années 1960.


Petite alimentation du début des transistors. Les transistors étaient alors dessinés différemment, plus en rapport avec la forme effective des transistors à couche utilisés fin des années 1950. Tandis que le symbole actuel des transistors ressemble plus aux transistors à pointe de contact (utilisé au tout début des transistors en 1947...)

L'alimentation utilise encore un pont de diodes au sélénium car les diodes de l'époque n'étaient pas assez puissantes (les diodes au germanium ne servaient que pour la détection).


Un des premiers téléviseurs que j'ai réparé en grande série était un type produit par Philips (mais également vendu sous différentes marques comme ACEC, Siera,...). Le chassis était un X24T725/00. Il utilisait des transistors pour la partie basse puissance (le son AM français et FM européen). L'alimentation basse tension était prélevée sur la cathode du tube de balayage de trame.

Ce circuit de télévision monochrome est décrit plus en détail sur cette page. Puis sont venus les léléviseurs couleurs, également équippés de tubes et de transistors.


La diode OA85 date des années 1960. Elle remplacait les tubes diodes (EABC80, EAA91, etc). Il s'agit d'une diode de redressement radio, car le courant admissible maximum est très limité. De plus, les caractéristiques de la fonction diode se détériorent avec l'augmentation du courant: la chute de tension est de 0.2V pour un courant de 0.1mA, mais de 2.1V pour un courant de 30mA. On remarque également deux condensateurs tubulaires de 10nF (brun-noir-orange), typique de cette période.

La plaquette contient une série de diodes d'un démodulateur synchrone, qui est un détecteur qui ne fonctionne que par intermitance (selon la présence ou non d'un signal de synchronisation). Un démodulateur synchrome permet par exemple de détecter la stéréo, de décoder l'information couleur dans un téléviseur, etc.


Mon premier amplificateur à transistors fonctionnait avec 2 transistors AC187/01 et AC188/01 pairés en sortie. Le premier étage était un AC125, le second un AC127. La puissance totale que l'amplificateur pouvait fournir était environ 2W sous 12V. L'inconvénient principal était la forte contre-réaction thermique qu'il fallait prévoir pour éviter que les transistors de puissance ne s'emballent. Un tube ECL86 à lui seul pouvait fournir une puissance supérieure (évidemment sous 250V).

Puis sont venus les transistors au silicium pouvant fournir une puissance plus élevée et qui étaient également plus stables thermiquement, mais qui avaient toujours besoin d'une contre-réaction pour pouvoir fournir un son de haute fidélité.

Le transistor "de référence" qui était utilisé dans pratiquement tous les amplificateurs de puissance était le 2N3055 utilisé en configuration quasi-complémentaire (le transistor complémentaire 2N2955 était plus cher, avait de moins bonnes caractéristiques et était difficile à trouver).


Interface Bancontact aux Pays Bas

Dans les années 1990, la chaine de magasins pour laquelle je travaillais avait une filiale à Sluis aux Pays Bas. Les clients profitaient ainsi d'un taux de TVA bien plus bas qu'en Belgique, et l'entreprise (Hifi Roels) pouvait en plus profiter de l'effet carroussel.

Mais les clients belges étaient habitués à payer avec leur carte Bancontact/Mister Cash (et non avec des florins, qui était la monnaie de l'époque en Hollande). Le système Bancontact/Mister Cash utilisait le réseau téléphonique normal et les appareils étaient configurés pour fonctionner en Belgique.

Il existait évidemment un système compatible aux Pays Bas, mais qui était extrèmement onéreux pour les commerces belges. L'idéal était d'utiliser un terminal Bancontact aux Pays Bas, au lieu d'un terminal néerlandais. Le prix de la communication internationale était très bas en comparaison des frais bancaires.

Mais voilà, le terminal Bancontact était adapté au réseau téléphonique belge et ne fonctionnait pas aux Pays Bas. Pour le faire fonctionner aux Pays Bas, il fallait non seulement le reprogrammer (pour qu'il forme un numéro internationnal), mais en plus il fallait adapter les normes téléphoniques et construire un interface qui faisait croire au terminal Bancontact qu'il était connecté au réseau belge et non néerlandais.

Après la réalisation d'un module pour le magasin d'électronique, de nombreux commercants sont venus me demander de réaliser un tel interface pour leur terminal de paiement. En effet, la plupart des commerces à Sluis étaient en fait des commerces belges (horeca, fringes, électronique et même porno). J'aurais pû devenir très riche, mais à l'époque j'était beaucoup trop jeune...

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