| La tension de grille écran était stabilisée dans certains amplificateurs, principalement pour mieux fixer le point de fonctionnement et avoir la puissance audio la plus élevée possible sans dépasser la dissipation maximale des lampes. |
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L'exemple datant des années 1950 utilise une 6SJ7 comme pentode de préamplification (il n'existe pas d'équivalent européen direct, bien qu'une EF86 puisse être utilisée). L'étage déphaseur emploie une triode 6SN7 dotée d'un facteur d'amplification (µ) de 20 (comparable à celui de l'ECC82). Ce tube est capable de fournir un courant maximal de 20 mA.
L'étage de sortie utilise deux tubes 6V6, ce qui donne un amplificateur d'une puissance de sortie de 10 W (les étages de sortie fonctionnent en classe A, avec un courant d'anode de 30 mA et une dissipation de 10 W par 6V6). La seule particularité de cet amplificateur réside dans la stabilisation de la tension de grille-écran de l'étage de sortie. La triode 6SN7 fournit un courant suffisant pour alimenter également les étages de préamplification et de déphasage. Avec seulement deux condensateurs de 20µF, l'ondulation résiduelle est assez importante, mais une triode est plus efficace pour supprimer cette ondulation qu'un condensateur de faible valeur. Il aurait été préférable de disposer les deux condensateurs dans l'autre sens: 1µF au niveau de la grille et 10nF au niveau de la cathode (bien qu'une valeur plus élevée, comme 0,25µF aurait été préférable). Par ailleurs, il n'existe pas de véritable stabilisation de tension. En réalité, il aurait mieux valu remplacer la résistance de 0,45MΩ par un tube régulateur de tension, tel que le OA2, qui fournit une tension régulée de 150V. La 6V6 peut fonctionner sans problème avec une tension de grille-écran de 160V (150V de stabilisation + 10V de polarisation cathode-grille), la polarisation de la grille de commande devient alors -10V au lieu de -20V (ce qui accroît la sensibilité). La contre-réaction permet d'absorber cette augmentation du gain.
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