Amplificateurs à tubes
L'étage de puissance
Push pull

On finirait par l'oublier, car c'est actuellement le montage standard dans les amplificateurs à tubes: le montage push pull classique.
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EF91
Premier schéma: le tube EF91 était fabriqué en très grande quantité avec un prix relativement bas, ce qui permettait de réaliser un ampli push pull avec une paire de EF91, permettant une puissance de 4W.


EL84
Le second schéma est l'amplificateur Mullard typique (EL84), vendu à cette époque en kit à construire soi-même. Un tube redresseur double alternance, une pentode préamplificatrice EF86, un ECC83 et deux EL84.


EL34
Le troisième schéma est celui d'un amplificateur avec EL34, tube préamplificateur EF86 et déphaseur long tail.


Ampli moderne
Et un ampli moderne pour continuer, il utilise des transformateurs toroïdes mais un déphaseur cathodyne qui n'est pas à sa place ici.

Un exemple d'amplificateur moderne est montré ici.


Amplificateur hybride
Un ampli qui utilise à la fois des transistors et des tétrodes à faisceaux dirigés.
Le montage push pull classique est également appellé push pull parallèle, car il existe aussi un montage push pull série. Le montage push pull classique nécessite toujours un transfo de sortie adapté. La qualité sonore de l'ensemble dépend pour beaucoup de la qualité de ce transfo. Les deux montages push pull sont symmétriques, ce qui permet de réduire certaines distorsions.

A l'origine le montage push pull était principalement destiné à la sonorisation, car on pouvait obtenir un rendement élevé en faisant travailler les tubes en classe AB ou même B. Pour les applications domestiques, une puissance de quelques watts étant amplement suffisante, et alors on utilisait un seul EL41 ou EL84. Malgré le bruit des bombardements de la seconde guerre mondiale, les gens n'étaient pas encore aussi sourds qu'actuellement.

Push pull de base

Un amplificateur classique se compose d'un tube préamplificateur 1 (par exemple une moitié d'un tube ECC83), suivi d'un étage déphaseur 2, qui fournit les deux signaux déphasés à 180° pour les pentodes de puissance. On peut ici utiliser la seconde triode d'un ECC83. On termine par deux pentodes de puissance 3, par exemple une paire de EL84.

Pendant la seconde guerre mondiale (et après) on a fabriqué des amplificateurs push pull sans étage dephaseur, c'est le montage SIPP ou self inverting push pull.

Si on désire une puissance de plus de 10 à 15W, il faut passer à des tubes plus puissants, comme les tubes EL34. Ces tubes ont également besoin d'un signal d'attaque plus puissant. Il faut alors nécessairement utiliser un déphaseur mieux adapté: soit un montage long tail (déphaseur de Schmidt) qui utilise deux triodes, soit un montage Williamson qui en utilise trois (en plus de la triode préamplificatrice).

Le déphaseur long tail est souvent appellé Mullard, car il était utilisé dans pratiquement tous les amplificateurs en kit de Mullard. En France on utilise plutot le nom de déphaseur de Schmidt. La liste des montages déphaseurs se trouve ici.

A partir de ces circuits développés dans les années 1950, on peut actuellement construire des amplificateurs avec de très bonnes caractéristiques. A l'époque, la puissance était donnée pour un taux de distorsion de 1% ou plus.

Les avantages et inconvénients sont montrés ici, avec de nombreuses images d'oscilloscope qui montrent le passage graduel de la classe A à la classe AB quand on augmente la puissance.

Une page plus théorique avec les courbes de fonctionnement des pentodes et tétrodes en montage single ended et push pull.

Un amplificateur de Velleman qui pouvait être fourni en kit ou prêt à l'emploi.

La configuration de Williamson est souvent utilisée quand une puissance élevée est nécessaire.

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