| Un amplificateur que j'ai réparé il y a plus de 20 ans et dont je viens juste de retrouver le schéma. Il s'agissait d'un clone du très connu Dynaco ST70. |
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Cet amplificateur était un clone du Dynaco ST70, très populaire à l'époque des tubes. Contrairement à la version originale, l'ampli n'utilisait pas de circuit imprimé, mais des borniers soudés. C'était en fait bien mieux, car le circuit imprimé se désagrège au bout de quelques années. De plus, sans circuit imprimé, je pouvais entièrement personnaliser l'amplificateur selon mes besoins. L'amplificateur n'avait plus de tubes, mais d'après sa conception standard, le préamplificateur devait être équipé d'un tube 7199. Même à l'époque, ces tubes américains étaient très rares, et j'ai utilisé un ECF80 (facile à échanger puisque l'amplificateur n'utilisait pas de circuit imprimé). Le problème de l'ampli était un transfo d'alimentation grillé, que j'ai remplacé par ce que j'avais à la maison. Le transfo fournissait une tension plus faible, 180V et 230V, j'étais donc limité par les lampes de puissance que je pouvais utiliser. L'étage de sortie utilisait probablement une paire de tubes EL34 par canal. J'ai utilisé des tubes KT77 qui fonctionnaient bien avec une tension plus basse. Ceux-ci ont une puissance de sortie légèrement inférieure, mais un rendement un peu plus élevé. Par ailleurs, la dissipation maximale d'un tube dépend largement du fabricant. J'ai également testé l'amplificateur avec des tubes 6L6, mais j'ai finalement opté pour le KT77. De nombreux tubes de cette série ont les mêmes connexions et peuvent donc être facilement interchangés. Des résistances avaient perdu leur valeur, des condensateurs fuyaient et les condensateurs électrolytiques étaient desséchés. J'ai retiré toutes les pièces et j'ai reconstruit l'amplificateur à partir de zéro. J'ai conçu mon propre schéma et calculé les composants. Il ne correspond à l'original que par l'utilisation des soquets originaux et le schéma général, composé d'une pentode préamplificatrice, d'une triode déphaseuse et d'un étage de puissance push pull. Une particularité de cet amplificateur est l'application d'une contre-réaction sur la grille écran de la pentode du préamplificateur. On disait que le Dynaco avait un son assez brouillon et peu défini à cause de cette pentode. Je n'ai rien constaté de tel. Peut-être que l'ECF80 européenne est meilleure que l'américaine 7199, peut être à cause de la contre-réaction sur la grille écran. Attention si vous passez d'une contre réaction sur la cathode à une contre réaction sur la grille écran: il faut échanger le branchement des anodes des tubes de puissance au transfo, autrement on a une réaction positive. Avec une contre-réaction sur la grille écran, l'amplitude du signal correcteur doit être supérieur à celle nécessaire avec une contre-réaction plus classique via la cathode. À pleine puissance, j'obtiens une tension alternative de 22 V efficace sur la grille écran. Le Dynaco était équipé d'un transformateur de sortie ultra-linéaire. À l'époque, je ne disposais pas d'EL34, mais seulement de KT77 et de 6L6. A l'époque je ne savais pas si la connection ultra linéaire pouvait être utilisée avec ces tubes américains. Je n'ai donc pas utilisé les connexions ultra-linéaires. Par après, je me suis rendu compte que la lampe KT77 a été conçue dès l'origine pour un branchement UL, c'est pour cela que la forme de la lampe ne correspond pas du tout aux lampes KT66 et KT88. Vous pouvez donc utiliser un branchement UL 40% si vous le désirez: les fils magenta indiquent le branchement en mode tétrode, les fils vert le branchement ultra linéaire si vous disposez d'un transfo adapté.
J'ai utilisé une polarisation des étages de sortie via une résistance de cathode commune de 120Ω. Afin d'égaliser le courant de repos dans les deux étages de sortie, j'ai également utilisé une faible polarisation négative ajustable (maximum -8V, obtenue par redressement de la tension de chauffage). L'amplificateur fonctionnait pour 60% en polarisation cathodique. La tension sur la résistance de polarisation est d'environ 12V. La polarisation par résistance cathodique permet une stabilisation du point de fonctionnement et un léger fonctionnement en classe AB. Les deux résistances de 1Ω servent à mesurer le courant dans chaque tube (régler pour environ 50mA, peut monter à 60mA après 1h de fonctionnement). Quand on modifie le courant dans un des tubes il y a une modification inverse du courant dans l'autre tube. Les trois petits condensateurs sans valeur servent à stabiliser l'ampli (éviter les oscillations parasites), leur valeur dépend grandement du transfo utilisé. Il ne faut pas absolument utiliser 3 condensateurs. Malheureusement, j'ai dû me séparer de cet amplificateur lors de mon déménagement en septembre 2000. Je le considérais comme l'une de mes meilleures réalisations de l'époque (en fait, la meilleure, car les autres étaient loin d'être à la hauteur; je recherchais avant tout la puissance, et non la qualité). |
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