Historique de la radio
Quelques exemples de radios
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Voici quelques exemples de radio à transistors et à lampes (radio portatives hybrides). La seconde partie des exemples de radios à lampes se trouve ici.
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Nous utilisons le même code de couleur dans tous les schémas:

  • vert: signal haute fréquence
  • bleu: signal moyenne fréquence
  • rouge: oscillateur
  • jaune: commande automatique du gain (CAG)
  • violet: partie basse fréquence

5- Récepteur portable, lampes et transistors
Il existait des piles spéciales fournissant la haute tension: 67.5V (45 éléments de 1.5V), 75V (50 éléments) et 90V (60 éléments). La consommation des récepteurs était faible et ces piles tenaient le coup assez longtemps.

La pile fournissant la haute tension était nommée pile "B" (la pile "A" étant la pile fournissant le courant de chauffage). Les tous premiers postes de radio avaient même une pile "C" pour la polarisation des tubes. Cette pile avait des sorties multiples à 1.5V, 3V etc. La puissance que la pile C devait fournir était infinitésimale. Plus tard, on trouvera des solutions pour remplacer la pile C (et plus tard pour également remplacer la pile B).

La pile "à l'oxygène de l'air" (luchtzuurstof) était une pile normale, mais où le dioxyde de manganèse était éliminé et la dépolarisation se faisait par l'air. Ces piles étaient utilisées pour de petits consommateurs fonctionnant 24 heures sur 24 (signalisation lumineuse).

Récepteurs hybrides

Les premiers récepteurs à transistors n'étaient pas fameux, aussi bien en ce qui concernait la sensibilité que la qualité du son. Les transistors disponibles à l'époque étaient utilisés très près de leurs caractéristiques limites pour avoir un gain suffisant. Les appareils utilisaient souvent deux piles de 9V en série pour produire 18V, ce qui était très proche de la tension de claquage des transistors (25V environ).

Dans certains cas, le fabricant utilise encore des tubes jugés plus fiables et ayant un meilleur rendement que les premiers transistors. En tout cas certains transistors de la série OC et AF ont actuellement tous des cours-circuits internes causés par la décomposision de la résine époxy utilisée à l'époque.

5- Récepteur portable, lampes et transistors
Chez nous, on ne fait pas encore totalement confiance aux transistors, on ne les utilise qu'en étage de sortie, pour la partie basse fréquence. Nous avons un OC71 comme préamplificateur et deux OC72 comme étage de puissance. Le circuit utilise deux transfos, mais les appareils plus récents se passeront du transfo de sortie. Les transistors ont des mauvaises caractéristiques en haute fréquence et ne sont pas stables: les étages radiofréquence ont tendance à se dérégler.

On commence par une heptode DK96 dans sa configuration classique, suivi de deux DF96 (la sensibilité de cette radio était très bonne). En plus, le second tube moyenne fréquence était utilisé dans une configuration reflex, où il amplifie à la fois le signal moyenne fréquence (bleu) que le signal audio (voilet).

Les tubes de la série Dx96 sont concus pour un chauffage en parallèle (une pile de 1.5V) ou en série (courant de 25mA). Comme la partie transistorisée avait besoin d'une tension plus élevée que du 1.5V, on a utilisé 4 piles de 1.5V, et les tubes sont alimentés en série. Dans le circuit de chauffage il y a également une résistance de 68Ω pour réduire la tension à 4.5V. Le circuit de chauffage est indiqué en orange.

La haute tension est limitée à 45V, ce qui explique également la nécessité de deux tubes moyenne fréquence.


Radio portable avec tubes, transistors et convertisseur
Malgré le nom de "Transistor Boy" la radio contient plus de tubes que de transistors. La radio Grundig utilise la même configuration pour les tubes que la radio ci dessus, mais avec un seul étage moyenne fréquence. La radio n'a pas de pile haute tension mais un convertisseur électronique qui utilise un transistor OC76. La tension plus élevée et plus stable permet à peine de compenser le manque d'un étage moyenne fréquence.

La consommation du convertisseur (45mA), du chauffage des tubes (25mA, tubes en série) et de l'étage final audio (environ 5mA au repos) fait que l'appareil peut fonctionner environ 10 heures sur l'accu. Le chauffage (direct) des tubes provoque une tension différente à la cathode qui est résolu en prenant la tension de grille à la cathode du tube correspondant.

L'étage de commande basse fréquence est formé par une triode DC96 (en fait un tube haute fréquence), la raison est la très haute impédance de sortie du premier tube basse fréquence, le DAF96. La configuration est classique sans reflex.

L'alimentation provient d'un accu DEAC 5/900 (5 éléments, 900mAh) qui sont chargés par l'alimentation incorporée. L'appareil ne nécessite pas de pile haute tension et l'accu peut faire fonctionner la radio pendant 10 heures environ.


5B- Exemple d'autoradio (AM uniquement)

5B- Autoradio AM
Les autoradios jusqu'à la fin de la guerre utilisaient le 6.3V pour les filaments et un trembleur pour produire la haute tension. Puis sont venus dans les années 1950 les tubes qui pouvaient travailler avec une tension de plaque plus faible, 12.6 ou même 6.3V. La tension maximale de ces tubes est limitée à 40V environ: il n'est donc pas possible de les utiliser dans des radios alimentées sur le secteur.

Ces autoradios n'avaient pas la bande FM (et à fortiori pas le RDS). Pour la FM, il fallait un tube ECC86 en plus (comparable au ECC85, mais travaillant en plus basse tension). Ce tube dont les électrodes étaient très rapprochées nécessitait un réajustement de la partie FM en cas de remplacement du tube.

L'autoradio utilise un étage HF avec EF97 (une penthode moyenne fréquence bonne à tout faire: la haute fréquence en ondes moyenne n'est pas très élevée). Un filtrage serré est nécessaire pour éviter tous les parasites et l'autoradio dispose de trois circuits accordés (deux HF et un OSC). Le changement de fréquence s'effectue avec une ECH83, l'équivalent basse tension du tube ECH81. Le dernier étage MF est équipé d'une EBF83 avec une double diode permettant la démodulation et le CAG. Le premier étage BF emploie une penthode EF98 qui commande un OC30. L'étage final utilise deux OC30 en montage push pull. C'est bien nécessaire pour obtenir un volume suffisant en voiture. Le boitier de ce transistor est le type TO3 qui sera utilisé plus tard par pratiquement tous les transistors de puissance. La fréquence-limite de ce transistor est de 9kHz (!), c'est juste suffisant pour un récepteur à modulation d'amplitude, dont la bande passante ne monte pas à plus de 4.5kHz.

La radio a de nombreux pontages qu'il faut établir selon que la radio doit fonctionner sous 6.3 ou 12.6V avec masse positive ou négative.

Il n'existe pas de tubes qui nécessitent à la fois une basse puissance de chauffage et qui ont un gain suffisamment élevé à basse tension. Puisqu'il faut un élément de 1.5V pour le chauffage (nécessairement direct parce qu'il nécessite moins de puissance) et une source de tension plus élevée, on a préféré utiliser des piles de 45, 65 ou 90V qui permettent un gain plus élevé et donc un nombre de tubes moindre.

Finalement on passe au radios tout-transistor.

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