Historique de la radio
Quelques exemples de radios
Radio
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Voici quelques exemples de radio à lampes produites après la seconde guerre mondiale
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Nous utilisons le même code de couleur dans tous les schémas:
  • vert: signal haute fréquence
  • bleu: signal moyenne fréquence
  • rouge: oscillateur
  • jaune: commande automatique du gain (CAG)
  • violet: partie basse fréquence

0- Radio bon marché AM

On commence à utiliser le changement de fréquence avant la seconde guerre mondiale (un exemple de poste d'avant la seconde guerre mondiale est décrit ici).

Après la seconde guerre mondiale, on ne trouve plus de postes de radio sans superhétérodyne (changement de fréquence). Il y a de plus en plus d'émetteurs, et la sélectivité d'un récepteur direct est trop faible. Pour avoir une sélectivité suffisamment élevée, il faut plus de circuits accordés. Mais il devient très difficile de faire l'accord simultanément sur plus de deux circuits accordés. En plus, la bande passante varie selon la fréquence accordée.

Le système de superhétérodyne utilise un changement de fréquence et tous les circuits accordés (sauf deux: le circuit d'entrée et l'oscillateur local) le sont sur la même fréquence. Le fonctionnement d'un tel système est décrit sur la page de la modulation.

0- Radio AM
La première radio est un modèle fabriqué en 1958 qui devait être le moins cher possible avec un circuit inprimé en carton traité. Pas de transfo, mais des résistances qui réduisent la tension à la valeur correcte. Certaines avaient même un cordon d'alimentation comprenant une résistance, mais cette pratique a été interdite assez rapidement. Les transistors existaient déjà, mais les fabricants préféraient fabriquer des radios à tubes qui étaient plus fiables à l'époque (et les tubes coutaient moins chers que les transistors).

La radio utilise des tubes de la série Ux... (au lieu de Ex...) dont les filaments sont branchés en série (courant de chauffage de 100mA). L'appareil fonctionne en 120 et 220V (avec insertion de résistances). La puissance est moindre en 120V, puisque la tension d'alimentation chûte à 130V environ. Elle est de 180V environ en 220V.

Tout le poste est connecté au réseau. Le transfo de sortie sert également comme self de filtrage (c'est une méthode souvent utilisée chez Philips). Le boitier est en plastique genre formica très mode à cette époque.

Cette radio n'a pas la modulation de fréquence, elle ne peut recevoir que deux gammes d'ondes mais il est possible d'y connecter un tourne disque à cristal.

L'étage haute fréquence se compose d'une triode-heptode UCH81 avec la partie triode comme oscillateur local (hétérodyne). L'heptode reçoit le signal d'antenne sur la première grille et le signal de l'oscillateur sur la troisième grille. On a utilisé d'autres combinaisons de tubes, mais c'est cette combinaison qui est la plus efficace.

Le tube UF89 est l'amplificateur moyenne fréquence. C'est un tube qui a un gain important et est également utilisé pour le controle du gain (CAG). Quand la tension de grille est plus négative (jusqu'à -20V) l'amplification du tube est moindre et cela produit la correction.

La détection se fait par une double diode UBC81 dont on n'utilise qu'une diode. La triode sert pour l'amplification basse fréquence.

Le tube de puissance audio est un UL84 qui peut fournir une puissance de 4.5W (une puissance qui était suffisante dans les années 1960). On utilise encore ce tube dans certans amplificateurs hifi (montage push pull).

Ce type de radio est encore très fréquent et fonctionne encore très bien, mais il n'y a pratiquement plus d'émetteurs en ondes moyennes. De plus, il y a maintenant énormément de parasites sur cette bande, causés par des interférences (GSM, réseau WiFi, bluetooth, magnétron, téléphone dect,...)


Une des premières radios avec la FM
Telefunken AM/FM
Telefunken est une marque allemande qui a collaboré avec les nazis, mais après la guerre, tout est rapidement oublié car l'ennemi c'est maintenant la Russie. Telefunken a des brevets interessants dans de nombreux domaines et notament les applications haute fréquence. Telefunken n'a pas uniquement fabriqué des appareils de radio, mais s'est également occupé de la partie émetteurs.

Ce poste date des années 1950, c'est un des premiers à pouvoir recevoir la FM, qui a été lancé après la seconde guerre mondiale. Il utilise des composants de deux séries, les tubes Ex4 (rimlock plus anciens) et Ex8 (noval).

Le tube haute fréquence FM est un ECC81 (il sera plus tard remplacé par un ECC85 qui était le tube standard de l'étage FM); le fonctionnement est standard.

Le poste peut recevoir trois gammes d'ondes en AM. Le tube utilisé est un ECH81 classique avec une triode oscillatrice et une heptode mélangeuse. L'heptode sert également d'amplificatrice moyenne fréquence en FM.

Le tube moyenne fréquence est un EF41 (remplacé par un EF89 dans les récepteurs un peu plus modernes).

La détection AM et FM est réalisée par les diodes du tube EABC80. La triode sert d'amplificateur basse fréquence.

Le tube de puissance est un EL41, un peu moins puissant que le EL84 qui lui succèdera.

L'indicateur d'accord est un EM35. Une de ses caractéristiques particulières est la double sensibilité: l'indicateur a en effet deux zones lumineuses et utilise deux triodes internes pour générer les tensions de déflection. Ce tube perd assez rapidement sa luminosité.

Le redressement est effectué par un pont de diodes, ce qui permet d'éviter le transformateur à double bobinage.L'indication B250C90 signidie une tension d'alimentation de 250V et un courant maximal de 90mA, l'utilisation d'un condensateur de filtrage est autorisé.

Le circuit basse fréquence a un circuit de contre-réaction qui est plus actif aux basses puissances (volume réduit). On obtient ainsi une réduction des distortions à puissance basse et moyenne sans nécessiter un tube supplémentaire. C'est une soulution qui est utilisée dans de nombreux récepteurs.

A voir le schéma on se rend compte de la simplicité d'un récepteur radio: c'est donc tout à fait normal que de nombreux petits fabricants locals se sont lancés dans la fabrication de postes de radio avant la seconde guerre et après. Plus tard, ces petits fabricants sont passés à la télévision. Tout allait bien jusqu'à l'arrivée de la couleur, qui nécessitait des schémas plus complexes, des tensions plus elevées et des circuits de correction plus nombreux.


1- Radio classique à tubes AM/FM
1- Radio AM/FM
Le récepteur standard des années de gloire de la radio à tubes se compose d'une triode-heptode ECH81. En cas de réception FM, le signal moyenne fréquence est reçu sur la première grille de l'heptode et l'oscillateur local est à l'arrêt.

On utilise une double triode ECC85 pour l'amplification haute fréquence (premier tube). La seconde triode sert d'oscillateur/mélangeur.

Ici également un tube EF89 pour la moyenne fréquence, aussi bien pour la modulation d'amplitude que pour la modulation de fréquence.

La détection est effectuée par un tube EABC80 qui se compose d'une diode simple pour la détection AM, de deux diodes pour le discriminateur FM et d'une triode pour l'amplification audio. L'amplification de puissance est assurée par une pentode EL84.

Ce circuit a encore un petit extra: après détection, le signal audio FM est d'abord amplifié par la triode ECH81 (qui ne sert pas pour la partie haute fréquence en FM). Le signal FM passe ensuite à la triode du tube EABC80.

Certains postes haut de gamme ont un second EF89 et circuits accordés.


1B- Radio à tubes AM/FM à accord automatique
Saba Meersburg Automatic 7
1B- Saba Meersburg Automatic 7
Une radio assez particulière qui utilise deux tubes pour la moyenne fréquence au lieu d'un seul et une pentode au lieu d'une triode pour l'amplification basse fréquence. Por éviter d'avoir une bande passante trop étroite en AM, le second étage est amorti par un pothentiomètre double, la seconde partie du pothentiomètre règle les aigues. Comme une pentode a un gain plus élevé, il est possible d'utiliser un réglage des aigues et des basses plus élaboré monté dans la contre-réaction. Il y a une commutation parole/musique par relais qui commande plus que le réglage de la tonalité.

Par contre, la radio a un accord automatique par moteur. Quand le poste n'est pas bien accordé, il y a un signal qui apparait sur le discriminateur, et celui-ci fait tourner le moteur pour corriger l'accord. Ce système fonctionne aussi bien en AM qu'en FM (il y a 2 circuits accordés dans le descriminateur pour l'accord).

Le signal moyenne fréquence prélevé sur la dernière pentode MF commande via la triode ECL80 le discriminateur d'accord automatique. Le discriminateur se compose de deux diodes, c'est la partie "B" du tube EABC80. Le signal pour le moteur est ensuite amplifié par la pentode ECL80.

Il y a encore une triode EABC80 qui sert a bloquer le bouton de recherche tant qu'un émetteur n'est pas trouvé. La recherche de postes est donc motorisée, et le moteur stoppe automatiquement sur le premier poste trouvé, à ce moment l'accord automatique entre en jeu pour corriger si nécessaire l'accord. Il est également possible de mettre des émetteurs en mémoire (mécanique), quand on pousse sur la présélection, le moteur recherche la fréquence et fait l'accord automatique.

Le controle automatique du gain se fait par un circuit indépendant (CAG retardé) avec une des diodes restantes.

Les tuners (syntoniseurs) sont décrits sur une page séparée. Ce sont des récepteurs sans partie amplification audio.

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