Historique de la radio
Exemples de l'entre deux guerres
Radio
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Voici quelques exemples de radio à lampes d'avant la seconde guerre mondiale. On utilise déjà le changement de fréquence qui permet une meilleure sélectivité.
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Nous utilisons le même code de couleur dans tous les schémas:
  • vert: signal haute fréquence
  • bleu: signal moyenne fréquence
  • rouge: oscillateur
  • jaune: commande automatique du gain (CAG)
  • violet: partie basse fréquence

All American Five


Philips 520A (1935)

Controle automatique du volume

Le montage superhétérodyne (avec changement de fréquence) permet de modifier la fréquence du signal de l'émetteur à une fréquence plus basse (gain plus élevé des tubes) et fixe (simplicité des circuits accordés). Bien que système a de nombreux avantages, il n'est pas utilisé dans tous les récepteurs car il nécessite un tube supplémentaire (oscillateur). Mais on se rendra vite compte qu'il permet d'économiser des circuits accordés et d'éliminer un ou deux étages haute fréquence.

Le récepteur superhétérodyne utilise un oscillateur local et un tube mélangeur. Les étages moyenne fréquence (ou fréquence intermédiaire) ne doivent plus être accordés qu'une seule fois (en usine).

La fréquence intermédiaire des premiers récepteurs est de 110kHz, plus basse que la fréquencer qui sera utilisée plus tard.

All American Five
Ces appareils produits après la grande dépression des années 1930 doivent être aussi simple que possible: pas de transfo d'alimentation et le nombre minimal de tubes. Aux Etats Unis, on n'utilise que les ondes moyennes ("petites ondes" en France), les ondes longues ("grandes ondes") ne sont pas utilisées.

Le premier tube est un tube hétérodyne et le signal d'antenne est appliqué à la troisième grille. La seconde grille qui est une grille écran limite le passage de la fréquence de l'oscillateur à l'antenne.

Le second tube est une pentode moyenne fréquence, suivi d'une diode-triode qui assure la détection et l'amplification du signal basse fréquence. Le controle automatique du volume agit sur les deux tubes radio.

Le tube de puissance audio est une tétrode à flux dirigé, bien que le schéma montre une pentode. Seul une tétrode à flux dirigé peut produire un courant andodique suffisant avec une tension d'alimentation d'environ 100V. Le tube fournit une puissance de 2W avec un taux de distortion de 10%.

Le schéma est utilisé dans de nombreuses radios mais avec de petites variantes selon les composants disponibles. Les postes étaient fabriqués localement.

Philips 520A
Alors que les pays environnants utilisent encore des radios sans changement de fréquence, Philips vend déjà des récepteurs superhétérodyne en 1935. Le fonctionnement d'un tel système est décrit sur la page de la modulation. L'étage mélangeur est décrit ici.

Cette radio utilise un AK1 comme premier étage. Il s'agit d'une octode, un tube avec 8 électrodes actives qui fonctionne à la fois comme oscillateur et comme malangeur.

Le tube suivant est un AF2, une pentode pour usage général. Il n'y a rien de particulier ici. La détection est assurée par un AB1, la diode fournit également le signal CAV (controle automatique du volume) qui agit sur les deux tubes radio.

Pour l'amplification basse fréquence, le poste utilise deux pentodes, une pentode préamplificatrice E446 et une pentode de puissance E443. La radio avait un tube compatible, une pentode PP4101 de Tungsram.

La pentode de puissance a un chauffage direct (pas de cathode), c'est le seul moyen d'obtenir une émission d'électrons suffisante à l'époque. La photo à droite montre la cathode (filament) qui est chauffée. Comme le filament qui sert de cathode est alimenté en alternatif, il y a toujours un léger ronflement présent dans le haut parleur, indépendamment du volume.

La forme des tubes est vraiment ancienne. Il n'y a pas encore de standardisation des dénominations des tubes, bien qu'on retrouve une première tentative : A indique la tension de chauffage (4V), K, F et B indiquent la fonction du tube. Après la seconde guerre mondiale, on ajoutera une lettre supplémentaire pour indiquer le type de socquet: EL41, EL84,...

On ne fabrique plus de radios à réception directe après la seconde guerre mondiale. Le nombre d'émetteurs devient si grand, qu'une sélectivité accrue est nécessaire. Celle ci ne peut être obtenue qu'en augmentant le nombre de circuit accordés, rendant les récepteurs directs difficiles à utiliser.

L'heptode et l'octode seront remplacés par une triode-heptode ECH35 et puis ECH81, avec la triode comme oscillateur et l'heptode pour le changement de fréquence. Ces récepteurs de radio à lampes d'après la seconde guerre mondiale sont décrits ici.

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