Sortes de papiers
pour imprimante à jet d'encre
Papier photo
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Les différentes sortes d'encres (colorant/pigment) et leur composition est expliquée ici.

Types de papier

Papier normal monocouche
Le papier normal absorbe l'encre (eau + colorants). Les colorants disparaissent ainsi dans le papier, et le résultat est terne. C'est comme si des teintes brillantes n'existaient pas.

Les textes en noir sont bons, car les pigments noirs ne pénètrent pas dans le papier, mais un effet buvart peut apparaitre.

Dans certains cas, l'encre noire pigmentaire qui ne pénètre pas dans le papier à tendance à baver à la surface du papier, comme dans le cas de l'imprimante Canon TS8050. Cette imprimante projecte trop d'encre sur le papier, les caractères semblent trop gras.

Certaines combinaisons papier-imprimante produisent de mauvais résultats et il peut être interessant de changer de marque de papier pour avoir de meilleurs résultats.

Le papier satiné est du papier normal qui a reçu un calandrage plus poussé. Le calandrage consiste à presser fortement le papier entre des cyclindres. Ce type de papier permet une meilleure impression car l'encre est moins absorbée par le papier. Le calandrage donne un reflet plus brillant au papier.

Papier couché
Le papier couché d'imprimerie est traité pour éviter que l'encre ne pénètre dans le papier. Il s'agit généralement d'une fine couche composée de kaolin, carbonates de calcium,... Le traitement est sur une ou deux faces et le papier apparait plus brillant. L'épaisseur du couchage peut varier de 5 à 8g/m2 pour du papier fin à normal (35 à 80g/m2) jusqu'à 10 à 25g/m2 pour du papier normal ou épais (70 à 250g/m2).

Le papier couché d'imprimerie n'est pas recommandé pour les imprimantes à jet d'encre: les couleurs sont peu stables, ne "collent" pas au papier et le résultat visible est souvent mauvais parce que l'encre forme une couche agglomérée à la surface du papier.

Il est possible d'utiliser deux couleurs de couchage, par exemple blanc pour le recto et ivoire pour le verso, cela donne un cachet particulier aux documents.

Ce papier d'imprimerie est idéal en offset où on utilise des encres plus grasses qui tiennent mieux au papier. La plupart des papiers offset contiennent dans la pâte à papier même (cellulose) une faible quantité de minéraux (ici aussi kaolin et carbonates de calcium) pour en améliorer les caractéristiques.

Papier spécial photo
Le papier spécial pour photo est composé d'une couche transparante (en surface) qui va absorber les colorants. Le solvant pénètre dans la couche absorbante, entrainant avec lui les colorants. La couche transparante protège maintenant les colorants qui restent bien visibles. Le coating absorbe l'encre de manière controlée pour éviter l'effet buvard.

Le papier de type photo existe en deux versions (types de couchages):

  • Papier couché "photo" de type polymère (il s'agit d'une sorte de gélatine) "swellable type" sur l'emballage
    L'eau et les colorants sont absorbés et la gélatine gonfle et gondole légèrement. Le papier est humide au toucher et la feuille peut être maculée si on la manipule trop rapidement. L'eau pénètre totalement dans la couche supérieure, entrainant avec elle les colorants. Le papier est sec au bout de quelques heures.

    Le papier avec un couchage aux polymères donne en général le meilleur résultat (rendu des couleurs et stabilité). Les colorants sont parfaitement protégés par la gélatine.

    Ce papier n'est pas idéal pour les encres pigmentaires dont les pigments restent à la surface du papier.

  • Silica "instant dry" sur l'emballage
    L'eau est liée chimiquement à la silice présente sous forme de fins cristaux. Le papier ne semble pas humide au sortir de l'imprimante. Les colorants ne pénètrent pas dans la silice et se retrouvent entre les cristaux. Ce papier peut être utilisé pour les colorants et les pigments (c'est le seul papier recommandé pour les pigments). Le papier au couchage en silice fait un bruit caractéristique quand on frotte deux feuilles l'une sur l'autre. La stabilité dans le temps est moins bonne, car les colorants entre les cristaux ne sont pas à l'abri des conditions athmosphériques.

    Ce type de papier existe également en variante plus luxe, le papier "micro-poreux" (et même "nano-poreux") où les cristaux de silice sont extrèmement menus, permettant une impression plus détaillée.

Les couchages sont concus pour éviter l'effet de buvard. L'encre pénètre lentement dans le papier et le solvant a le temps de s'évaporer (dans le cas de papiers à la silice, le solvant se lie immédiatement au couchage).

Pour limiter au maximum les bavures, l'impression se fait en plusieurs passages. La tête d'impression passe plusieurs fois sur le papier et éjecte à chaque passage une partie de l'encre. L'encre a ainsi le temps de pénétrer dans le couchage. C'est pour cela que l'impression sur papier-photo dure plus longtemps. Cette durée est pratiquement indépendante de l'imprimante: en effet c'est le papier qui détermine la vitesse d'absorption.

A droite l'impression de lettres bleues (composées d'encre magenta et cyan) qui se fait en plusieurs passages.

Quand on utilise du papier normal, l'imprimante éjecte la quantité d'encre nécessaire en un seul passage.

Papier mat ou brillant

Le papier normal a un aspect mat engendré par la surface relativement rugueuse du papier qui diffuse la lumière dans toutes les directions.

Le papier couché a un aspect plus brillant qui peut être différent selon le type de couchage.

Le papier de type photo est brillant à cause de sa couche très lisse et réfléchissante. Cet effet brillant peut être nuisible dans certaines situations (réflection des sources de lumière). Le contraste est ainsi réduit.

Le papier lustré et satiné est du papier dont le couchage a reçu un léger traitement de surface pour le rendre moins réfléchissant. Ce type de papier a les avantages du papier brillant (couleurs lumineuses) mais sans les inconvénients.

Le papier de type polymère est naturellement plus brillant que le papier de type silica.

Autres différences papier normal - papier photo

Quand l'imprimante est réglée pour imprimer sur du papier normal, l'imprimante utilise l'encre noire (pigmentaire) pour les textes et l'encre (colorants) pour les parties colorées. Les pigments ne pénètrent pratiquement pas dans le papier et sont bien démarqués. Les colorants pénètrent dans le papier et le rendu des couleurs est assez mat.

Quand l'imprimante est règlée pour imprimer sur du papier-photo, elle utilise les colorants même pour les parties noires (en utilisant les trois couleurs fondamentales ou en utilisant de l'encre noire spécifique "photo-noire"). La raison est que les pigments de l'encre noire ne pénètrent pas dans le couchage. L'impression s'effectue en plusieurs passages pour permettre à l'encre de pénétrer correctement dans le couchage sans baver.

Une bonne impression (texte ou photo) dépend du type de papier, du type d'encre et de la procédure d'impression correcte. La dernière génération d'imprimantes HP dispose d'un lecteur de code-barres qui lit le code placé au verso de chaque feuille HP. Les paramètres d'impression sont alors adaptés automatiquement (type d'encre à utiliser, nombre de passages, temps de séchage, quantité d'encre, etc).

Cet automatisme est primordial pour les imprimantes multifonction (printer/scanner/pictbridge) qui permettent de faire une copie d'un document ou d'un ficher sans passer par l'ordinateur (il n'est donc pas possible de spécifier le type de papier utilisé). L'imprimante détecte automatiquement le type de papier et effectue l'impression correcte, mais cela ne fonctionne évidemment qu'avec du papier de la marque de l'imprimante. Il semblerait que HP ait abandonné le système.

Formats de papier

Les formats de papier comme nous les connaissons sont basés sur la norme ISO 216. Chaque numéro consécutif correspond au numéro prédédent coupé en deux. Une feuille A4 est 2× plus grande qu'une feuille A5. Cette façon de faire a un grand avantage: il n'y a jamais de pertes de papier lors de la découpe!

Une feuille A4 d'épaisseur normale (80 grammes/m3) pèse exactement 5 grammes, ce qui est important pour le tarif postal (pour ceux qui envoient encore des lettres...)

Les imprimantes grands formats (A3) sont bien plus chères qu'une imprimate au format courant (A4). Une feuille A3 a une surface double, mais les côtés sont 1.4× plus longs.

Dans les imprimantes à jet d'encre, le chariot doit faire un chemin 1.4× plus long. Hélas, le prix est supérieur à 1.4×! Il y a moins de concurrence et les fabricants demandent nettement plus pour les imprimantes.

Une imprimante à changement de phase (phaser) utilise un tambour dont la surface est aussi grande que la feuille à imprimer. La tête d'impression doit être 1.4× plus longue.

Les imprimantes à laser couleur utilisent une bande de transfer (où l'image est récoltée temporairement) aussi grande que la feuille de papier. Le laser couleur et le phaser génèrent toute la page qui est transférée en une fois sur la feuille.

Les imprimantes laser monochromes ont un tambour qui doit être 1.4× plus large. Pour imprimer une feuille, le tambour effectue plusieurs rotations (c'est valable aussi bien pour les imprimantes A4 et A3). Le tambour s'use plus rapidement, mais cela n'a pas d'importance pour le fabricant.

Notez qu'il existe également un format B (et même C):

  • Le format B se trouve à la moyenne géométrique de deux formats A: B1 a un format qui se situe entre A0 et A1.
    Il est utilisé pour certains livres, quand il n'y a pas de format A pratique.

  • Le format C se trouve à la moyenne géométrique du format A et B correspondant: le format C4 est plus grand que le format A4 mais plus petit que le format B4.
    Ce format est principalement utilisé pour les enveloppes, les pochettes... puisqu'un papier Ax entre dans une enveloppe Cx.

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